mercredi 29 octobre 2014

Chronique de la Tribune du 3 octobre 2014

Chaque semaine depuis 2013, je publie dans wwww.latribune.fr une chronique. En voici le lien direct http://www.latribune.fr/blogs/signaux-faibles/20141013tribf2a78d9b6/un-robot-entre-deux-pages.html Le texte de la chronique publié peut avoir quelques différences avec le texte transmis.

Un robot entre deux pages

L’univers des robots ne cesse de nous surprendre. Les robots d’usine sont massifs et rapide (Agilus de Kuka joue même au ping-pong). Les robots humanoïdes entrent dans les banques (Pepper de Aldebaran) et les maisons (Jibo du MIT). D’autres ressemblent à des animaux (Boston Dynamics et ses grands chiens). Les minirobots peuvent remplacer les robots d’usine (SRI International). Des nanorobots parcourent le corps humain (DGIST de Hong-Kong). Etc. Aujourd’hui, le mot « robot » couvre un univers tellement vaste qu’il faut créer des mots signifiants des variantes. Le vocabulaire ne suit pas la rapidité des évolutions technologiques et sociales. L’imagination humaine est sans limite dans la création de robots. Ces dernières semaines, j’ai relevé trois signaux faibles, trois innovations surprenantes. Il y a ce robot (université de Harvard) souple (en caoutchouc) et autonome qui peut subir le froid (-9°) ou traverser les flammes et être passé sous la roue d’une voiture. Il y a ce robot qui est une feuille de papier qui se plie, se déplie, se déplace (laboratoire de micro robotique de Harvard). Dans ce cas, le moteur est sur la feuille composite en cinq couches, comme la batterie et le microcontrôleur. Et il y a Genes’Ink, entreprise française, qui a inventé une encre qui, pour le moment, remplace les électrodes transparentes à base d’indium, une encre connectée déposée en couche de moins de 20 nanomètres.

En prenant – avec audace j’en conviens – ces trois innovations, tout devient potentiellement un robot : un marque page, un chiffon pour nettoyer ses lunettes, une carte de visite. L’encre contribue à faire disparaitre la solidité des composants électronique, la feuille de « papier » peut être composée de plastique souple, la batterie va se confondre avec l’aspect de l’objet et être rechargée à la lumière ou à l’air, etc. Ces objets résistent à une chute ou un choc, à un incendie, à l’eau, à une perte dans la rue. S’ils sont perdus, ils émettent, se déplacent … et reviennent à leur propriétaire. Quant à la capacité de stockage de la mémoire de l’objet, elle est sans doute immense. Ce marque page, ce chiffon à lunette, cette carte de visite sont notre électronique embarquée par l’humain, un objet d’apparence banal qui remplace nos appareils électroniques de début de siècle. Ne plus craindre que son ordinateur tombe, voila un progrès immense ! ne plus craindre qu’une personne atteinte de la maladie l’Alzheimer ne se perde, voila un progrès immense aussi…

Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

samedi 18 octobre 2014

Le robotcène est-il en fait le cyborgcène ?

On peut en fait s'interroger si le robotcène est en fait le cyborgcène ? Nous passons de l'anthropocène au robotcène, de l'époque où l'homme domine la nature à l'époque où l'intelligence de la machine tend à rattraper celle de l'homme. Or l'homme améliore son savoir, ses connaissances avec des prothèses de toutes sortes qui le rendent petit à petit cyborg. Dans le même temps, l'évolution des robots humanoïdes tend aux cyborgs. Va-t-on vers une période confuse de cyborgcène ? Au-delà de la fiction, la question mérite d'être posée.

Chronique de la Tribune du 19 septembre 2014

Chaque semaine depuis 2013, je publie dans wwww.latribune.fr une chronique. En voici le lien direct http://www.latribune.fr/blogs/signaux-faibles/20140930trib540cfd839/apple-la-fin-d-un-temps.html . Le texte de la chronique publié peut avoir quelques différences avec le texte transmis.

Apple a manqué la « moodtech »

Il n’y a pas de révolution iPhone 6 ou Watch. Il y a la fin d’une époque qui s’étire. Le smartphone se décline dans des formats infinis, de la montre à la phablette. Il peut même utiliser la surface de la main comme écran ou la paume comme clavier. Il peut être lunette ou bague, vêtement ou lentille. Le smartphone se caractérise par ses fonctions actuelles : c’est un récepteur et distributeur d’informations. À partir de données objectives pouvant aller jusqu’à des données de santé le big data permet la déclinaison vers une information personnalisée. La prochaine révolution est la « moodtech ».

Mood désigne l’humeur d’une personne. On n’est plus dans l’objectif, on est dans le ressenti. La « moodtech » apportera la meilleure compréhension de soi. Dans l’immédiat ce sont des données objectives recueillies puis interprétées qui dévoilent l’humeur. Ces données sont dans la construction de son visage et sa perception du moment, la voix, le regard, l’écriture, le rythme cardiaque, la température de la peau et bien d’autres données musculaires, de mouvements, de gestes, de respiration. Bref des données objectives interprétatives comme le font les morphopsychologues par exemple. Ces informations recueillies deviennent une banque de données personnelles, personnalisables et personnalisées qui contribuent en retour à mieux se connaitre. La « moodtech » fournit les interprétations courantes comme les interprétations plus pointues en fonction des attentes et demandes : rencontres, visite, sport, repos, etc. Le smartphone va devenir un … « moodphone », un « coachphone ». Bien sûr, il ne remplacera pas son compagnon, son maitre, son … coach dont le propos sera plus affiné et sans aucun doute plus pertinent. Mais ce compagnon, maitre ou coach n’est pas toujours présent. Le « coachphone », oui.

Les fabricants de mobiles tournent autour du projet, les concepteurs d’applications aussi. Ils n’en sont pas loin. Les smartphones à six caméras sont prêts. Les capteurs de mouvements aussi. Les analyseurs de voix sont sur le bon chemin. La « moodtech » avance en ordre dispersé. Il suffit qu’elle s’organise, qu’elle saisisse le fil source. Or lorsque l’on voit l’importance du marché de la « connaissance de soi », voire en aboutissement celui de l’« estime de soi » on imagine aisément l’attente qu’il y a autour de la « moodtech ».

C’est d’Apple que l’attente de la « moodtech » pouvait être la plus naturelle. Comme dans de nombreux marchés, c’est un nouvel acteur qui surprend les anciens. Pourquoi pas un fabricant de robot humanoïde ? Un fabricant de « moodbot » ?

Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

jeudi 4 septembre 2014

Les signaux faibles pour anticiper les changements

Mon activité est partagée entre intervenir en conférence et faire émerger des chemins du futur aux entreprises.

Prenons le cas des conférences.

Le thème commun à toutes les conférences, s'il y avait un thème commun !, est les signaux faibles pour anticiper le changement.

Cette demande est liée à mon identité de Monsieur Signaux Faibles. Il est un fait que je passe au moins quatre heures par jour à lire les informations. Il ne s'agit pas d'une simple lecture, la souris à la main, je surligne, je résume, je classe, je croise, je note, je fais des liens. En fait, non seulement j'ai mis au point une base de données dynamiques qui permet de retrouver très rapidement une information, mais mon cerveau est devenu une véritable éponge. Les domaines que je couvre, que je lis, sont nombreux et variés ce qui fait que mes interlocuteurs me considèrent comme l'un des leurs.

Ce travaille de recueil de signaux faibles aboutit naturellement à émettre des hypothèses de prospective. Ce que j'appelle des scénarios dynamiques. Et comme ces hypothèses sont naturellement très larges, voire contradictoire, c'est ce que j'appelle le marketing de l'incertain.

Mais surtout, la variété des sujets que j'absorbe fait que chacun y trouve son identification, chacun y trouve l'idée qui l'aide à pousser au changement. On me demande alors régulièrement de bousculer les habitudes. Ce qui est une autre manière de pousser à anticiper les changements car si chacun sait en son for intérieur qu'il faut anticiper les changements, la question qui reste entière est comment traduire cette anticipation dans les faits.

En recueillant de nombreux exemples de domaines différents, si l'anticipation au changement est comprise, le comment prend forme. En tous les cas, je vois dans la salle s'agiter les crayons et les tablettes, et des idées concrètes s'inscrire. Les participants ont anticipé le changement et ont trouvé des idées concrètes, applicables. Et dans le fond, c'est cela la vraie réponse !

Mes conférences sont d'une durée minimum de 15min et maximum de 40min. Avec ou sans PPT.

mardi 29 juillet 2014

Quelques jours avant Art Paris (27-30 mars 2014 au Grand Palais), arts et signaux faibles.

Je définis ici l’art comme le complément de la technique, l’art suggère un idéal esthétique. La culture apporte le sens critique au domaine artistique comme scientifique, philosophique, littéraire. L’économie de la culture est plus directement celle de l’art. C’est pourquoi ici, art et culture sont rapprochés.

Signal faible 1. Les arts sous toutes leurs formes entrent dans la richesse d’un état. Imaginons que l’on supprimer les arts en France. Que serait la culture française ? Que viendraient visiter les touristes ? Les États-Unis entrent l’art (et la R&D) dans le calcul du PIB et augmentent ainsi leur PIB de 3%. Art et R&D sont des investissements d’avenir aussi bien en production (et vente) qu’en culture. À la lecture des lignes ci-dessus, vous avez imaginé la culture du passé et non celle du présent… C’est bien une interrogation majeure française.

Signal faible 2. La valeur ajoutée. Je n’irai pas comme le Ministère de la Culture, en janvier dernier, démontrer par un artifice grotesque que la culture représente sept fois la valeur de l’industrie automobile. Agriculture (et industries alimentaires) plus culture représenteraient la moitié de la valeur ajoutée de l’économie française ! Et l’hôtellerie restauration 20% … Restons-en au complément de la technique et non à l’ensemble. On dit que l’intervention d’un grand architecte augmente le coût d’un bâtiment de 3 à 10%.

Signal faible 3. Les emplois. Si l’on sait (janvier dernier) que les emplois en R&D ont baissé en 2013, dans l’art et la culture il n’y a pas de calcul similaire. D’ailleurs, comment calculer la part de culture ou de l’art dans un Airbus, un immeuble, une DS de Citroën ? L’art comme la R&D représentent le secteur quinternaire (sujet développé dans plusieurs Lettres depuis 2012), une part de l’emploi. Le quinternaire est représentatif du futur qu’il faut chiffrer en valeur comme en nombre. Cette lettre exprime un sentiment - donc un parti-pris - sur la perception de l’art, quelques formes d’art, en France pour les années à venir.

Signal faible 4. L’art en France est enfermé. Certes, les expositions artistiques sont nombreuses. Elles portent fréquemment sur la peinture et s’arrêtent à la moitié du siècle dernier (1950/1960). Les créations contemporaines (Lyon, Nantes, Lille, Saint-Etienne, …) sont enfermées dans des lieux discrets. Metz (Pompidou) et Lens (Louvre) sont des exceptions. La Chine a ouvert près de 400 musées en 2011.

Signal faible 5. L’architecture fait peur. L’architecture est signe (signal faible …) de modernité. Quels sont les grands bâtiments inaugurés en France depuis le début du siècle ? Les architectes français (Jean Nouvel – Pritzker 2008, Christian de Portzamparc – Pritzker 1994, Jean-Michel Wilmotte, Nicolas Michelin,…) travaillent surtout hors de France. Visiter Chicago, Bâle, Glasgow a un sens contemporain, pas Paris. Quelques bâtiments, de taille modeste, s’ouvrent : l’auditorium de Bondy, le grand théâtre d’Albi, le conservatoire de musique d’Aix-en-Provence (septembre dernier), la cité des civilisations du vin à Bordeaux (mi-2016),… Heureusement, il y a eu le Mucem de Marseille en 2013. Mais que tout cela est rare et lent !

Signal faible 6. La culture est perçue comme une dépense inutile. Le politique l’a abandonnée depuis de nombreuses années. Quelques fréquentations record d’expositions cachent l’indifférence générale. La gratuité des musées de la Ville de Paris n’a pas élargi leur public (septembre 2013). Sarkozy et Hollande calculent leur temps de fréquentation du salon de l’Agriculture et mesurent la puissance des sifflets, mais leur présence en culture est quasi nulle. Les entrepreneurs qui investissent dans l’art (Pinault, Arnault, Leclerc, Ricard, …) sont plus critiqués qu’encouragés. Il faut rendre à la culture sa place dans le futur de la France.

Signal faible 7. Une guerre de générations. Les nouveaux arts sont bloqués par les générations en place, qu’il s’agisse des générations de politiques, des générations économiques, des générations de diffuseurs. La bande dessinée a mis plus de 20 ans à débuter sa reconnaissance. Les graffiti ont mis tout autant. La musique contemporaine reste expérimentale. Le théâtre off d’Avignon se fait dépasser par la fringe à Édimbourg. L’art est international. L’art contemporain se vend à New-York, Londres, Pékin, Hong Kong. Paris est 5ème place et pèse le quart de Hong Kong, 7,7% de New York (juin 2013 sur un an). C’est cette guerre de génération qui a rendu Drouot aveugle aux changements du marché.

Signal faible 8. Elargir le public en France. Augmenter les prix de l’Opéra, des musées, du cinéma, des expositions, c’est faire payer plus cher le public acquis alors que la démarche serait d’élargir le public. Elargir c’est éduquer. Quel dommage que France Télévision, sans contrainte d’écoute au-delà de 20h depuis plusieurs années, n’ait pas choisi de créer des émissions culturelles à 20h30 ! Quel dommage que l’éducation nationale ne programme l’exposition des œuvres d’enfants qu’à la maternelle … Parait-il qu’une étude de l’UE auprès de 27.000 européens montre que la pratique culturelle baisse en France…

Signal faible 9. Elargir le public hors de France. La culture française intéresse hors de France et y connait quelques performances. En 2012, 54% des films de plus de 10M€ sont tournés hors de France contre 30% en 2011. Le cinéma d’animation français (Ernest et Célestine, Moi, moche et méchant) a une réputation mondiale, comme le jeu vidéo. Christie’ est contrôlé par la famille Pinault. Daft Punk a remporté 5 Grammy Awards en janvier dernier. Reconnaitre la culture française hors de France, ne pas connaitre la culture en France. Voila un signal fort ;-)

vendredi 18 juillet 2014

La démographie de l'entreprise vieillit et se féminise

« Parmi les personnes qui occupaient un emploi en 2009, huit millions, soit quasiment trois sur dix, devraient avoir quitté le marché du travail à l’horizon 2020. » (Insee, juillet 2014). Trois sur dix.

Plus de 700.000 départs à la retraite par an pendant onze ans.

Ces départs massifs sont la mémoire et l’expérience qui quitte l'entreprise. Or, la mémoire de l’entreprise est fédératrice. L’expérience du métier, des liens avec les clients, les fournisseurs, les liens hors organigramme mais combien efficaces sont des liens d’utilité et de performance, souvent personnels mais aussi naturels. Leurs disparitions sont des ruptures de fonctionnement avec les clients, les fournisseurs, les collègues. l'organigramme d'une entreprise est une théorie d'organisateur, l'organigramme réel est la réalité quotidienne.

Les générations entrant sur le marché du travail sont à peu près aussi nombreuses que les partantes, mathématiquement il n’y a pas de manque d’effectifs comme peut le connaitre l’Allemagne. Mais la génération du baby-boom est plus masculine que féminine, a une sur-représentation dans l’industrie et l’agriculture. Il n’y a pas d’adéquation entre les deux générations, l’une sortante, l’autre entrante, des emplois laissés libres dans l’industrie (il manque chaque année des soudeurs, chaudronniers ou tourneurs, et 6.000 ingénieurs par an d’ici 2020) et tous les agriculteurs ne trouvent pas de successeurs.

Outre un rééquilibrage des femmes dans l’entreprise, le DRH se trouve confronté à la demande des seniors (l’Insee retient pour senior un âge de 50 à 65 ans, au-delà de 65 ans, l’Insee n’a pas de mot …, ce pourrait être cador ! Et mentor pour les plus de 80 ans) de rester plus longtemps dans l’entreprise, d’une part les pré-retraites n’ont plus leur place, d’autres part, les temps de cotisation nécessaires, les cassures de carrières ou les retraites potentiellement insuffisantes incitent à travailler plus longtemps. Et tout concourt à baisser le niveau des retraites notamment des complémentaires : les hypothèses de montant des retraites sont fondés sur les rapports du COR (conseil d’orientation des retraites) qui sont trop optimistes y compris dans leurs hypothèses les plus sombres.

Même si l’âge moyen des effectifs de l'entreprise rajeunit, le DRH va se trouver confronté à un étalement de la pyramide des âges plus important vers les plus âgés. Les 60-65 ans existent dans l'entreprise, les plus de 65 ans existeront. L’âge moyen de départ à la retraite semble augmenter dans le privé de quatre mois par an (l’historique est insuffisant pour avancer un chiffre plus cadré). De 55 à 64 ans, la proportion de personnes ayant des limitations d’activité sévères concerne environ 10% des femmes et des hommes. L’absentéisme est plus important que parmi les autres tranches d’âge. Clairement, on ne travaille pas à plus de 60 ans comme on travaillait à 30 ans, mais l'expérience est aussi une différence cette fois en faveur des plus âgés.

Une attention particulière doit être menée concernant l’activité physique, l’alimentation pour cette population mais en fait aussi bien pour les personnes en surpoids, les femmes enceintes et d’une manière générale tous les salariés de l’entreprise. A y regarder des près, le vieillissement des effectifs et sa féminisation est une chance pour de très nombreux salariés de l'entreprise. C'est un regard nouveau qui se porte sur les salariés, tout simplement aussi pour améliorer l'image de la "marque employeur". Mais ceci est une autre histoire ...

Pour le DRH de demain, les effectifs sont plus féminins, d’âges plus étalés vers 65 ans et même au-delà.

mercredi 12 mars 2014

Prochains ateliers « signaux faibles et Idées Fortes » jeudi 24 avril et jeudi 12 juin

Prochains ateliers « signaux faibles et Idées Fortes »

jeudi 24 avril et jeudi 12 juin,

l’atelier mensuel « signaux faibles et Idées Fortes » a pour objectif d’initier en un temps très court sur les signaux faibles et la prospective. de 8h30 (accueil) à 13h. Description plus bas dans le site.

Les secrets de la prospective : un top par an de 2003 à 2013

Les flops - voir plus bas - sont très intéressants. Les tops tout autant et font plaisir à mon ego !

Un top par an

2003 : la fin de l’hypermarché

2004 : description de ce qui deviendra les Google Glass

2005 : sur l’évolution de la société avant la crise des banlieues

2006 : les micro usines

2007 : la crise financière

2008 : les friches commerciales

2009 : l’intelligence des systèmes communicants plus importante que les supports (téléphone, voiture)

2010 : la viande in vitro

2011 : la peau et les organes imprimés

2012 : les MOOC

2013 : la démocratie en danger

dimanche 23 février 2014

Signaux faibles et Idées Fortes : atelier jeudi 6 mars

__Signaux faibles et Idées Fortes Un atelier de 4h d’exercices de prospective et de solutions en inter comme en intra entreprise__

Contexte Chaque jour, nous recevons des dizaines de signaux faibles, ces interrogations sur le futur. Comment percevoir et interpréter ces signaux faibles ? Comment en retirer des idées de prospectives ? Depuis 2003 par la Lettre des Signaux Faibles j’ai retenu deux constats et une demande majeure des entreprises et organisations : 1/ vous nous faites gagner du temps en lisant pour nous, 2/ vous nous faites gagner du temps en interprétant pour nous, 3/ mais nous aimerions gagner du temps en avançant en prospective. L’atelier « Signaux faibles et Idées Fortes » fait gagner ce temps précieux par un point régulier de recueil, synthèse, échanges et conclusions.

Objectif Chaque réunion de travail vise à aider les participants à s'initier à la prospective par des exercices différents : . changer son regard pour observer différemment ce qui nous entoure . imaginer des prospectives autres que convenues . et notamment des prospectives qui intéressent directement chaque participant.

Déroulé de la réunion de travail__

8h30 accueil Accueil des participants et petit déjeuner

9h-10h45 Les signaux faibles Les signaux faibles : de quoi s’agit-il et que peut-on en dire Illustration avec les signaux de la dernière période - ici 4 à 6 semaines - sur des sujets divers, voire inattendus ? Quelles interprétations prospectives peut-on en faire ? Quelles interprétations on n'en ferait pas ? Plusieurs exercices dont déceler les signaux faibles dans des articles d’actualité

10h45-11h Pause

11h-11h45 La prospective par les scénarios dynamiques Les deux méthodes de prospective. Développement de la méthode par les scénarios dynamiques. Gagner du temps, gagner en agilité, gagner en prospectives Exercice.

11h45-11h50 Mini pause

11h50-12h45 Un domaine d'activité et son approche particulière en prospective Ou Un thème transversal particulier donné par le participant à son inscription. Exercice de prospective par les scénarios dynamiques sur un domaine d'activité ou un thème transverse non pour développer sa connaissance mais pour s'interroger sur son devenir. Exemple : que sera la distribution de demain (domaine d’activité) ou que sera le travail de demain (thème transversal).

12h45-13h Synthèse : « Quels sont les 3 sujets d’actualité que je vais observer plus spécialement pendant la période à venir » « Quel est le domaine d’activité ou le thème transversal que j’aimerais voir traité à la prochaine réunion »

13h fin de la demi-journée Apéritif déjeunatoire

À chaque réunion, chaque participant part avec un livre ou une revue ...

Méthode pédagogique 1. Variété de sujets relevés connus en principe de tous 2. Exercices de lectures différentes de l'information et de ce que l'on peut en tirer 3. Échange avec des participants de domaines d'activités différents et de responsabilités diverses

Public concerné Les signaux faibles et la prospective ont ceci de particulier qu’ils concernent toutes les activités de l’entreprise : direction générale, direction recherche et développement, DRH, direction marketing, etc. Le public intéressé par cette réunion de travail est avant tout curieux de tout, spécialiste de son domaine, il accepte volontiers la transversalité et la contradiction.

Pratique

Contact : Philippe Cahen ; cahen.philippe@orange.fr; +33 1 44 49 94 96 ou +33 6 09 75 86 35 Lieu : Paris Ouest. 80, Bd Garibaldi, 75015 Paris. Dates : jeudi 6 mars Prix par séance : 450€HT Chaque séance est indépendante l’une de l’autre. Prix en intra entreprise : 4.500€HT, hors frais matériels éventuels. Pour réserver votre place, vous émettez ou Philippe Cahen émet un bon de commande que vous retournez « accepté ». L’inscription est retenue après paiement, • Soit par virement : Intervia Consulting. Cordonnées bancaires : BNP Paribas, agence PARIS TAILLEBOUR (01692), IBAN : FR76 3000 4019 2500 0103 9980 929 • Soit par chèque : Intervia Consulting, 63 rue de Saintonge, 75003 Paris La réunion de travail a lieu avec un minimum de 6 participants. Maximum 12 participants.

lundi 3 février 2014

Le marketing de l'intime

Chaque semaine, j'écris une chronique dans La Tribune en version papier, accessible sur internet. C'est page 3 : Signaux Faibles, évidemment. Dans la Tribune du vendredi 7 février 2014, j'aborde le concept de marketing de l'intime. Il s'agit pour moi d'une évolution profonde du marketing. Certes, le marketing de l'intime ne nait pas aujourd'hui, il a déjà quelques années, 3 ou 4 ans,mais est peu développé, très peu voire trop peu développé. Or il va devenir majoritaire dans la conquête et la satisfaction des clients. Je serais heureux de recevoir vos réactions sur cette chronique.

Pour rappel, et sans aucun lien ... En septembre 2008, j'avais écris dans la Lettre des Signaux Faibles sur l'extimité. J'avais eu besoin de ce mot sans être certain qu'il existe.

Signal faible 6 : De l’intimité traditionaliste et de l’extimité égalitariste.

Le Français est dans son intimité traditionaliste : des centaines de milliers de personnes ont accueilli (ou suivi à la télévision) le Pape avec parait-il un certain succès, le Dalaï Lama est invité maints jointes par de nombreux « officiels » français, Ingrid Betancourt libérée a remercié Dieu et le Pape, Ségolène Royale se prend pour une madone au Zénith. Dans son extimité (l’intime est pour soi, l’extime est la partie de soi que l’on expose à l’autre), le Français est égalitariste : il refuse l’accueil du Pape par le chef de l’Etat, il refuse de fêter Napoléon (Austerlitz a plus été fêté en Autriche ou en Tchéquie qu’en France) et la Constitution de la Vème République qu’il admire intimement, alors qu’il a fêté 1789 et mai 68.
Le Français est dans son intimité traditionaliste, il est dans son extimité égalitariste.

vendredi 3 janvier 2014

Les secrets de la prospective : un flop par an de 2003 à 2013

Le livre les secrets de la prospective Kawa 2013, est présenté plus bas par son introduction et sa conclusion. Le jeu a été de relevé les tops et les flops. Voici une sélection de flop, un par an. de très très beaux flops en vérité !

Un flop par an

2003 : l’hydrogène comme source d’énergie

2005 : l’or vert français

2006 : la simplification des produits

2007 : le compte carbone du consommateur

2008 : l’énergie carbone de plus en plus chère et la fin des énergies carbone

2009 : la fin de General Motors

2010 : après les fuites de WikiLeaks, un nouvel internet va naitre

2011 : le concept de « nudge »

2012 : la France ne sait toujours plus ce qu’est la prospective

2013 : top ou flop ? la baisse d’espérance de vie des femmes

lundi 2 décembre 2013

Signaux faibles : le quinternaire et la génération Alpha

Ce sont les deux thèmes principaux qui m'interpellent aujourd'hui. Quinternaire (R&D et culture) et génération Alpha (la nouvelle perception de notre monde) sont les deux thèmes majeurs de mes recherches actuelles. Ils sont à leur manière antinomiques mais en fait complémentaires et à ce titre entrent parfaitement dans ... le marketing de l'incertain ! la méthode des scénarios dynamiques ...

lundi 18 novembre 2013

Génération Z, génération alpha

Lors de HR Speaks, j'étais parti pour faire un exposé sur le thème "la génération Y vous a paru difficile ? La génération Z ce sera pire !" Bien que n'appréciant pas les expressions de générations Y, que j'appelle génération Erasmus, et a fortiori de génération Z, j'étais parti sur la suite de lettres. Or c'est tout autre chose auquel il faut nous attendre : la génération alpha est le début d'une nouvelle génération. X et Y partiellement, ne font qu'un. Et Y pour son autre part et Z font alpha ... D'ailleurs, faut-il l'appeler génération alpha ou lui trouver un nouveau terme ? Je développe cela dans mes futures conférences mentionnées sur ce site. Ou sur le site de l'association française des conférenciers professionnels.

mercredi 30 octobre 2013

Spécial HR Speaks. Spécial Lille. Spécial Halloween ! Nouvel Obs+ Management

J’interviens à http://hrspeaks.net/ le 5 novembre à 14h au Palais des Congrès, Paris. Je développerai “la génération Z”. http://www.dailymotion.com/video/x11vuey_philippe-cahen-hr-speaks-paris-2013_news Pour s’inscrire, me contacter … La génération Z c'est le passage de l'anthropocène au robotcène ... Venez et comprenez !



J’interviens à Lille à http://www.ateliers-webmarketing.com le 26 novembre à 16h à la CCI de Lille. Inscription gratuite pour les professionnels, places limitées … Ce sera les derniers trucs de ma méthode prospective : signaux faibles et scénarios dynamiques.



Interview du 9 octobre http://www.objectifnews.tv/index.php?&id=1700 : l’entreprise 2D, 3D, 4D ... et 5D ! Vaut la peine d'être écoutée ...



Interviews à écouter le 31 octobre ... http://www.francebleu.fr/personnes/philippe-cahen-918206 http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/philippe+cahen/1#video=x15qyj4 http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/philippe+cahen/1#video=x15qxjs http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/philippe+cahen/1#video=x15r4dm http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/philippe+cahen/1#video=x15r5q4 http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/philippe+cahen/1#video=x15r0uz Ben oui, je fus en son temps "Monsieur Halloween" ...

Un petit papier un peu gonflé disant et démontrant que le smartphone va disparaitre ... http://leplus.nouvelobs.com/contribution/958146-google-glass-smartwatch-technologie-oled-pourquoi-nos-smartphones-vont-disparaitre.html

Et j'ai un petit article sympa dans Management de novembre ...

mardi 15 octobre 2013

Prochain atelier "signaux faibles et Idées Fortes" jeudi 31 octobre (spécial Halloween)

Il reste quelques places. Prochain atelier "signaux faibles et Idées Fortes" jeudi 31 octobre http://www.scenarios-dynamiques.fr/

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