lundi 29 juin 2015

Chronique de la Tribune du 5 juin : Des emplois par millions mais comment

Des emplois par millions mais comment

Des esprits iconoclastes défendent l’idée que le numérique et Internet ne contribuent ni à la hausse du pouvoir d’achat, ni à la hausse de l’emploi, voire à sa destruction ! Soit. Si l’on admet que l’informatique n’est pas pour rien dans le développement du monde, si 800 millions de personnes souffrent de la faim en 2015 contre 1 milliard en 1990 alors que la population mondiale a augmenté de 2 milliards d’habitants, on peut légitimement penser que les progrès techniques et numériques ont globalement permis d’améliorer la vie de milliards d’individus. D’autant que ce sont la Chine et l’Inde qui ont fait le plus de progrès contre la faim dans ce temps.

Le numérique destructeur final d’emplois concernerait surtout les États-Unis et les pays développés. Soit. Mais pourquoi alors le taux de chômage est-il si bas aux États-Unis ? Pourquoi y a-t-il une croissance de population de 0,7% l’an, comme au Royaume-Uni (contre 0,5% en France) ? Nous sommes de fait dans un tournant de l’emploi – et de société. D’une part il y a le développement spectaculaire des GAFA : Google, Amazone, Facebook et Apple. Développement spectaculaire qui modifie notre vie quotidienne rapidement, spectaculaire car ces acteurs promettent un futur inquiétant de robots, donc sans emplois. L’emploi des GAFA est très spécialisé, générationnel pourrions-nous dire. Il n’y a pas au monde que les GAFA, il y a leurs équivalents chinois et les nuées de start-up toutes plus inventives les unes que les autres dans le numérique. Il y a aussi une foultitude d’entreprises « traditionnelles » bousculées par de nouvelles générations d’entrepreneurs comme Michael O’Leary (Ryanair), Elon Musk (SpaceX, Tesla). Là aussi, les emplois sont nombreux et qualifiés.

Et puis, il y a une demande d’emplois peu qualifiés par millions dans quatre domaines : la santé, les personnes âgées, l’agriculture raisonnée et le tourisme. Il faut résoudre un tournant de société à deux inconnues majeures : d’une part, tout le monde n’a pas la compétence de faire des études et tout ceux qui ont fait des études ne trouveront pas nécessairement un emploi à la hauteur des études faites, d’autre part comment faire cohabiter dans une même société des employés qualifiés et des employés peu qualifiés, les premiers potentiellement largement mieux pays que les seconds. Chaque État, ou groupe d’États comme l’Europe, a son modèle social. Mais on voit bien dans les vingt ans qui viennent avec un équilibrage relatif de la richesse des États que cette question est mondiale. À moins de vivre dans des États bunkerisés. Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

mercredi 6 mai 2015

Chronique de la Tribune du 13 avril 2015 : A quand la France musulmane ?

« Soumission » de Michel Houellebecq (chez Flammarion) est toujours dans les meilleures ventes françaises comme italiennes ou allemandes. Ce livre imagine la France de 2022 présidée par la Fraternité musulmane avec le PS et l’UMP contre le FN. Soit. C’est une œuvre de fiction. Mais que disent les chiffres sur la population musulmane de France quand bien même il y a des chiffres car la loi interdit les comptages ethniques, religieux.

La France comporte de nombreux immigrants musulmans avec une descendance nombreuses. L’enquête de l’INED Trajectoires et Origines (TeO) de mars 2010 sur les 18-50 ans montre que les enfants de deux parents immigrés, hors les Portugais, sont selon leur nombre par ordre décroissant, originaires du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et de Turquie et en pourcentage d’origine de l’ordre inverse de ces pays. Plus les immigrés sont jeunes, plus les pays cités sont représentés (25% des 36-50 ans, 35% des 26-35 ans, 40% des 18-25 ans). Cependant, avec l’effet générationnel, les immigrés se rapprochent de la moyenne nationale de ménages de 2,3 personnes. L’immigration change de visage. En 2012 (Insee Première n°1524, novembre 2014) 46% des immigrants sont européens, 30% africains, 14% asiatiques, 54% sont des femmes, 63% ont des diplômes au moins du niveau bac.

Quant aux religions, le chiffrage est également interdit. À observer les chiffres officiels concernant l’islam, en 20 ans (Bruno Etienne, sociologue, en 1989 : 2.5 millions, Michèle Tribalat, démographe, en 2003 : 3.7 millions, estimation 2012 : 5 millions), le nombre de musulman augmente de 125 000 par an… ce qui est peu possible compte tenu d’un solde migratoire sur cette époque de l’ordre de 100.000 par an sauf conversions en nombre. Sauf aussi à imaginer que face aux 200.000 immigrants annuels de 2004 à 2012 (Insee Première n°1524, novembre 2014), les 100.000 émigrants (et les décédés) sont très majoritairement non musulmans. Le nombre de 5 millions est sujet à caution.

Selon l’INED (juillet-août 2008) la pratique du catholicisme est en déclin : 8% des femmes catholiques (56% de la population, CSA 2012) assistent à une messe au moins deux fois par mois en 2008 (7% Ifop 2012), 35% des hommes musulmans vont au moins deux fois par mois à la mosquée. Or le catholicisme est déclinant (« une déchristianisation brutale en 50 ans », La Croix, 10 octobre 2012) alors que la pratique de l’islam se répand rapidement et visiblement. La simple lecture de ces chiffres laisse imaginer que le nombre de pratiquants de ces deux religions sera effectivement identique d’ici une décennie.

Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

samedi 28 mars 2015

La sousveillance

Je dois à Yolaine de Linarès, directrice de la prospective sociétale de L’Oréal, de vous faire connaitre la « sousveillance ». Elle en a brièvement parlé lors d’une conférence organisée par les élèves de Skema Business School. J’extrapole donc.

La sousveillance est l'action de sousveiller.

Je vous propose une définition de sousveiller.

Sousveiller c’est observer avec une attention soutenue à partir de la conception, de l’... par des acteurs indépendants de liens financiers ou hiérarchiques

dimanche 22 mars 2015

Chronique de la Tribune du 6 mars 2015 : Pourquoi l'Uberisation de la société

Chaque semaine depuis 2013, je publie dans wwww.latribune.fr une chronique. En voici le lien direct http://www.latribune.fr/opinions/bl...

Pourquoi l’Uberisation de la société ?

Le succès de Uber a donné lieu à ce néologisme de Uberisation de la société. Valoir 40 milliards de dollars en moins de 5 ans d’existence est proprement stupéfiant surtout si le chiffre d’affaires n’est que de un milliard de dollars mais concerne des milliers d’ « emplois » dans le monde. Je propose une interprétation à ce succès.

L’économie mondiale est en mutation : le temps vaut plus que le capital. Les XIXème et XXème siècles sont une parenthèse de l‘histoire économique et sociale. La révolution industrielle a conduit les hommes à devenir salariés. Depuis 1945 environ, le salarié est passé d’une rémunération à la tâche à une rémunération mensuelle, en France CDI. Le secteur primaire – agriculture pour l’essentiel – dominait avant la révolution industrielle, a été dépassé par le secteur secondaire (cols bleus de l’industrie), puis par les cols blancs du tertiaire. Le tertiaire lui-même (vers les 70/80% des emplois) a donné naissance aux activités sous-traitées (le quaternaire) comme le juridique, la finance, les études, la publicité. Et finalement, apparait aujourd’hui le quinternaire (la recherche, la créativité et l’innovation). L’entreprise devient de plus en plus quinternaire qui valorise la recherche intellectuelle dont j’ai expliqué dans d’autres chroniques qu’elle différencie l’humain du robot (voir le robotcène). Le quinternaire demande plus de temps que de capital. Le temps vaut de plus en plus cher. Tout ce qui fait économiser du temps est payé cher. La société a augmenté ses coûts de fonctionnement avec des acteurs économiques « à l’ancienne » trop lourds, face à l’individu qui fait gagner du temps et profiter de son talent propre. Cette nouvelle économie achète du temps (Uber), de la conversation (Blablacar), un logement personnalisé (Airbnb), de l’investissement direct (Lending Club, Kickstarter), des besoins quotidiens (Leboncoin). Internet permet de clore cette parenthèse économique et sociale, nous entrons dans l’économie à la demande, souple et agile qui redonne place à l’humain.

La France subit l’Uberisation. Chacun connait la théorie du chauffeur de taxi : « moins je travaille, plus j’augmente mes prix. Plus j’augmente mes prix, moins je travaille ». Et voila Uber. Le prix du logement atteint des sommets, les charges des hôtels grimpent : et Paris est la première ville au monde de Airbnb. Le train est de plus en plus cher et perd en fiabilité et qualité : et Blablacar se développe rapidement et pèse un sixième de la SNCF. En France, l’Uberisation est un signal faible, est une chance pour se remettre en cause. Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

dimanche 15 février 2015

Comment naît la génération Bêta

La logique développée dans ces textes jusqu’ici et une logique occidentalo-centrée toute naturelle. Elle convient parfaitement aux lecteurs occidentaux que nous sommes pour la plupart. Cependant, depuis plusieurs années se développe une logique floue, une logique du flou. L’objet de ce texte n’est pas d’entrer dans la définition officielle – s’il y en a – de la logique du flou et qui est par nature occidentale ! Et les nuances sont multiples autour de la stratégie du flou, la stratégie hybride, etc. Aujourd’hui, le principe militaire « un chef, une mission, des moyens » n’existe plus. Cette logique du flou a deux lectures. La première occidentalo-centrée constate que les univers qui nous entourent ne sont plus étanchent comme le travail et la vie personnelle, l’entreprise capitalistique et l’économie collaborative, la famille et la tribu, les acteurs de conflits militaires ou civils, etc. La seconde lecture suggère le changement de regard : le monde confucéen (chinois pour l’essentiel), le monde hindou, le monde arabo-musulman, le monde africain, etc., chacun de ces mondes porte son propre regard.

Prenons le cas de l’Afrique. Dans ce continent (source association GSMA) en 2014, 880 millions d’Africains possèdent un téléphone mobile pour 1,1 milliard d’habitants. Un sur quart aura un smartphone en 2015, un sur trois en 2017. La relation avec la banque va passer, passe par ce moyen (c’est déjà le cas de trois Kényans sur quatre). C’est l’économie « cashless ». Au Nigéria (première puissance africaine), 88% du trafic Internet passe par les réseaux mobiles. L’Afrique saute l’étape du réseau téléphonique filaire (14 millions de ligne en 2014 seulement). Devant nous se développe une nouvelle économie qui va ensuite se développer en occident. La nouvelle génération africaine ne connaitra que le smartphone et l’économie qui va avec comme l’Asie de l’Est a connu Internet plus rapidement que le téléphone fixe. La logique de comportement de ce continent en forte croissance démographique est donc nouvelle, pour nous.

C’est la naissance de la génération Bêta, la génération qui suit la naissance des smartphones et tablettes (la génération alpha) et vit pleinement avec. En imaginant ce monde africain, nous comprenons mieux ce que vont vivre les enfants de cette génération, ici. Disons que la génération Bêta nait depuis 2010 environ. La différence importante avec la génération Alpha est son absence de référence de « l’ancien temps », celui où le monde physique primait sur le monde virtuel. Pour la génération Bêta, la connaissance, l’économie, l’échange, débute avec le smartphone, quel que soit la forme future de celui-ci.

Le monde de rupture que nous vivons et que nous allons vivre doit quitter notre vision occidentalo-centré et considérer les principales cultures du monde. Cela relativise bien des idées reçues et nous encourage à reconsidérer le monde dans lequel nous allons vivre. Il est passionnant !

samedi 14 février 2015

Chronique de la Tribune du 12 février 2015 : Les Juifs, un signal faible ?

Chaque semaine depuis 2013, je publie dans wwww.latribune.fr une chronique. En voici le lien direct http://www.latribune.fr/blogs/signa...

Les Juifs, un signal faible ?

En 2014, plus de 7.000 Juifs auraient fait leur « alya », auraient émigré en Israël. Ce chiffre est spectaculaire. Il était de 2.000 à 3.000 depuis de nombreuses années. L’explication couramment admise est la montée de l’antisémitisme. Entre 2013 et 2014, les actes antisémites ont doublé, passant, selon les données du ministère de l’intérieur, de 423 actes à 851, soit 51% des actes racistes commis en France, alors que les Juifs ne représentent que 1% de la population. Le gouvernement a pris depuis le carnage du 9 janvier des dispositions particulières de protection.

En 2002, à la veille du second tour de la présidentielle opposant Chirac et Le Pen, Soheib Bencheikh, alors grand mufti de Marseille, devant 10.000 personnes rassemblées face au Panthéon avait dit : « les Juifs sont un baromètre des nations, s’ils vont mal, la nation va mal ».

Cette notion de baromètre est pertinente. Les Juifs ont fui l’antisémitisme d’Etat : la Russie des pogroms puis l’Union Soviétique antisémite (quand cela leur fut possible), l’Allemagne nazie. Les Juifs ont aussi migré comme d’autres vers des régions ou des pays porteurs d’espoir économique et d’amélioration de qualité de vie. Les Etats-Unis ont attiré les Irlandais de la famine des pommes de terre (1846-1851), des Italiens, des Russes, des Juifs, des Mexicains, aujourd’hui des Chinois, des Coréens … Et New-York ou Los Angeles attirent plus d’immigrants que Detroit. En France, la population lorraine et picarde diminue, celle du Languedoc augmente. De fait, la communauté juive de Lorraine voit sa population baisser.

L’émigration n’est jamais un bon signal pour un pays. La France, si rigoureuse en matière de démographie, ne l’est pas lorsqu’il s’agit d’émigration, laissant les rumeurs se développer. À sa décharge, les informations ne sont pas toujours précises et les personnes concernées parfois en « échange », en « essai » … Si les exilés fiscaux ne sont pas nombreux (mais leurs actifs sont importants), la croissance des Français établis à l’étranger (de 1.5 à 2 millions de personnes) est de 3 à 4% par an pour une population en croissance nationale de 0.5% (2007-2012). Beaucoup de jeunes diplômés tentent leur chance. Londres, la Silicon Valley, l’Australie, comme Israël, la « Start-up Nation » (1.5 milliards d’euros introduits en Bourse ou vendus en 2014) attirent.

Le baromètre « juif » indique la montée de l’antisémitisme mais aussi le manque de perspective. De ces deux indicateurs, La France ne doit ignorer ni le premier, ni le second. Le baromètre « juif » est un signal faible pour le pays dans son ensemble.

Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

lundi 26 janvier 2015

Chronique de la Tribune du 23 janvier 2015 : Plus jamais "Charlie" !

Chaque semaine depuis 2013, je publie dans wwww.latribune.fr une chronique. En voici le lien direct http://www.latribune.fr/blogs/signa...

Plus jamais « Charlie » !

« Je suis Charlie », « je suis flic, je suis juif, je suis Charlie » ! Les immenses manifestations du 7 au 11 janvier ont été un message de rage, d’émotion, un message pour la nation, pour nos enfants. Et après ? La répression ! Et après ? Voici quatre axes de travail pour qu’il n’y ait « plus jamais ça ! ».

Le premier axe est mondial. Il s’agit d’éteindre le djihadisme pas seulement par les armes. Les guerres d’Afghanistan, d’Irak et du Mali montrent leurs limites. L’Organisation de la Conférence Islamique (O.C.I.) qui regroupe 60 états musulmans - car c’est bien l’islam qui est concerné au premier chef, doit travailler avec l’ONU à ce but car ce sont bien les 192 états de cet organisme qui sont concernés.

Le deuxième axe est occidental. En effet, hors les pays musulmans eux-mêmes, le djihadisme tue dans les pays occidentaux. Non seulement il faut échanger sur le plan sécuritaire – ce qui dans le fond est le plus simple -, mais il faut tendre à des définitions communes - ce qui est le plus compliqué – qui encadrent le djihadisme pour mieux comprendre la place de l’islam dans le monde occidental et contribuer à organiser la société musulmane. Sur ce point, la France a une place particulière avec les musulmans les plus nombreux et un principe de laïcité qu’elle est seule à comprendre …

Le troisième axe est national. Il est d’ailleurs le reflet des fissures nationales : résoudre le vivre ensemble et non créer le vivre à côté. Ce sont bien les « banlieues », les « quartiers », qui sont les ferments de ces djihadistes. Résoudre par exemple 60 ans d’échec de politique urbaine en constatant le gouffre financier de la politique de la ville (des dizaines de milliards d’euros dépensés en pure perte), résoudre 40 ans d’errements dans l’enseignement pour arriver à un classement PISA catastrophique notamment pour les élèves des banlieues.

Le quatrième axe est aussi national et devrait de fait précéder le troisième : comment changer la pensée unique qui étreint et éteint la nation. Ce sujet est évoqué sans cesse depuis plus d’une trentaine d’années. Reconnaitre, accepter, changer la pensée unique, c’est écouter l’Autre, c’est voir différemment le vivre ensemble. C’est ne pas proposer année après année des solutions identiques qui ne fonctionnent pas. C’est ne pas être dans l’opposition ou l’accord systématique. C’est changer le regard sur la nation, avoir une vision, être dans le champ et dans le chant du monde. Utopique ? Peut-être, mais urgentissime si l’on ne veut pas un dixième anniversaire « chaud-brûlant » des émeutes des banlieues de fin 2005. Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

dimanche 18 janvier 2015

Chronique de la Tribune du 24 novembre 2014 : Rosetta, la comète et l'entropie

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Rosetta, la comète et l’entropie

La sonde spatiale Rosetta voyage depuis dix ans pour déposer le module Philae sur une comète à 500 millions de kilomètres de la Terre. À quoi cela sert-il et en quoi est-ce un signal faible ?

La comète serait glacée. Si elle est glacée, il y a de l’eau et s’il y a de l’eau, on remonte à la création de l’univers. 14 milliards d’années. (Que les scientifiques pardonnent ma vulgarisation. Merci !). L’espace est empli de galaxies et d’hydrogène d’où naitront les étoiles. Ponctuellement, l’hydrogène par fusion nucléaire crée l’hélium. Des étoiles convertissent l’hélium en carbone puis en oxygène. L’hydrogène et l’oxygène ont formé l’eau : H2O. De ces molécules d’eau sont nées des cellules vivantes, puis des cellules plus complexes – chloroplastes – capables de capter et dissiper l’énergie solaire, puis des algues, la vie végétale, la vie animale et l’homme. C’est ce qui s’est passé sur Terre, à bonne distance du soleil, ni trop proche, ni trop éloigné ni trop chaud ni trop froid. Et nous cherchons à savoir si l’eau existe ailleurs que sur Terre, Mars par exemple ou cette comète en particulier.

Et l’entropie dans tout cela ? Malgré sa proximité phonique avec « empathie », l’entropie est au contraire l’énergie d’un système, notamment en thermodynamique. La création de l’univers est créatrice d’énergie, donc d’entropie, comme la fusion nucléaire de l’hydrogène, ou comme la photosynthèse. Et comme l’univers continue à se développer, l’univers est une énergie libre. L’entropie est la mesure du désordre de ce système qui est en désordre permanent, irréversible et croissant.

Dans le monde qu’il crée, l’homme tend à vouloir « maitriser » l’entropie, le désordre. Il tend à vouloir maitriser l’énergie. C’est là que j’y vois un signal faible. L’homme vit dans un univers à triple énergie. Il y a l’énergie de la nature que l’homme ne maitrise pas comme les cyclones ou les explosions volcaniques. Il y a l’énergie de l’homme à créer, sa force intérieure dont Robinson Crusoé sur son île déserte est symbolique : l’homme améliore naturellement sa vie. Et il y a l’énergie que l’homme veut contrôler dans ce qu’il crée et qui est le mot « énergie » au sens premier, le carbone notamment dans ce qu’il bâtit. La nature et la force intérieure de l’homme vont vers une haute entropie. L’énergie que l’homme veut maitriser est de la basse entropie. Ces trois entropies ne sont pas cloisonnées. La production d’entropie est donc à dominante naturelle. En maitrisant sa production d’énergie, l’homme peut-il maitriser son évolution sur Terre ? La réponse ne dépend pas de Philae.

Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

jeudi 18 décembre 2014

Chronique de la Tribune du 15 décembre 2014 : Produire local ? Produire mondial ?

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Produire local ? Produire mondial ?

La décision de E.ON, l’un des leaders allemands de l’énergie, de séparer ses centrales conventionnelles (nucléaire, charbon et gaz) des énergies renouvelables (avec les réseaux et les services) est un pari que tous les concurrents observent avec prudence. E.ON joue sur deux tableaux. D'une part E.ON anticipe un futur où les énergies centralisées, produites par de grosses centrales, seraient moins performantes que les énergies décentralisées, produites par de petites centrales. D'autre part, EON veut se séparer des énergies contestées pour danger potentiel (le nucléaire) et pour pollution (le charbon et le gaz) sachant que les coûts et charges écologiques seront de plus en plus élevés.

Restons sur le premier argument, produire propre et local. Envisager l'énergie du futur sous cet angle, c'est inventer un nouveau système fondé sur la proximité de production et de consommation. La plus petite centrale pourrait être l’hydrolienne dans un flux d’eau, un ruisseau, une canalisation. La plus petite centrale solaire est la rue qui récupère la chaleur solaire, la chaleur des véhicules au stop ou au feu tricolore. C’est aussi l'immeuble à énergie positive, les sols a forte fréquentation comme les halls de gare ou les écoles maternelles. La géothermie, avec le risque d’un forage moins producteur que prévu, est aussi à sa manière une énergie locale. Imaginer l’énergie dans sa proximité de consommation inverse la logique des grosses centrales et de leurs réseaux de distribution massifs. À juste titre, E.ON regroupe les énergies renouvelables, les réseaux et les services. Dans ces deux dernières aspects que se cache l'intelligence du système. Comment utiliser au mieux moins d'énergie est la règle du futur.

E.ON n’est pas l’exception dans sa logique. La sidérurgie, l'agroalimentaire, la pharmacie, les moyens de transports du futur, etc. sont dans cette logique. Si aujourd'hui les usines sont mondiales, chacun cherche le moyen de produire au plus près, au plus juste, au plus personnel. La production locale favorise l'emploi local, limite la pollution, est plus réactive, et finalement sera moins chère. Certes il s'agit d'un futur à 30 ans, à 2050. Cela parait lointain ? Les hyperusines comme celles de Foxconn ou celles qui nous envoient les découpes de poulets surgelés du Brésil, ne vont peut- être pas disparaître mais ne répondront plus aux exigences des consommateurs locaux.

E.ON est tout simplement en avance sur l'industrie, l'emploi et l'environnement de 2050. Mais d'ici là, de nouvelles attentes auront émergées.

Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

mardi 16 décembre 2014

DRH : formez vos équipes à la prospective, c'est les former à la mobilité

DRH : formez vos équipes à la prospective, c'est les former à la mobilité !

Les modalités de la nouvelle loi sur la formation entrent en application au 1er janvier 2015. Il faut envisager la formation sous un angle différent.

En quoi la prospective est une formation nécessaire ?

La prospective est l'ouverture des esprits aux futurs de l'entreprise, que ce soit les futurs attendus ou surtout les futurs inattendus, voire les futurs haïssables. Et l'expérience montre que le futur a rarement, TRES rarement été ce que l'on en attendait.

Il faut donc former les esprits à cet improbable. C'est ce que je fais au travers de mes formations à la prospective. Faire imaginer l'improbable. Imaginer l'inverse de ce que l'on pense habituellement. C'est ainsi que l'on prépare des équipes à la mobilité, à ne pas être figé.

Je vous propose une formation courte, efficace, de deux jours de suite. Bien sûr on peut faire plus long et évidemment il y a tout intérêt à faire des journées de suivi. En tout état de cause, les résultats sont profitables pour l'entreprise : ne pas avoir peur du futur, anticiper ... et préparer la mobilité de l'entreprise.

samedi 13 décembre 2014

Chronique de la Tribune du 1er décembre 2014 en fait 10 octobre 2014

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Daech c’est la dèche !

« Et bang la dèche » disait Coluche en citant le Bengladesh encore sous les eaux après une famine ou l’inverse. Eh bien la dèche est là avec Daech, le califat autoproclamé entre Syrie et Irak. C’est une dèche que l’on a refusé de voir grandir depuis 15 ans, un signal faible sur lequel les yeux se sont fermés.

Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont fait connaitre mondialement le terrorisme islamique qui sévissait depuis au moins 1998 (Kenya et Tanzanie). Les protestations de l’époque contre les attentats ont vite tourné à l’anti-américanisme. Les manifestations organisées les 26, 27 et 28 septembre en France (et ailleurs dans le monde), notamment par des responsable religieux musulmans dont l’UOIF, pour protester comme la décapitation de Hervé Gourdel en Algérie, les massacres, viols et actes racistes de Daech, sont les premières à cette échelle même si les participants furent peu nombreux. Le silence était assourdissant, un silence terrorisé. La prise de parole(s) doit libérer les musulmans de cette terreur. Car le terrorisme islamique sévit non seulement en MENA (Middle Est North Africa) mais aussi en Afrique subsaharienne, il forme des terroristes qui ont sévi (Toulouse, Bruxelles) ou vont sévir ailleurs. La frontière est mince avec la suspicion, le racisme et l’ambiance de guerre civile qui va en découler. C’est la dèche. Ce verrou qui vient de sauter est lié à la présence de 6 états arabes dans la coalition internationale contre Daech (Jordanie, Arabie saoudite, Koweït, EAU, Qatar et Bahreïn). Parmi ces états, deux au moins ont financé le terrorisme islamique, l’Arabie saoudite et le Qatar, pour des raisons de rivalités. Et ces rivalités ne sont pas éteintes. L’Iran ne fait pas partie de la coalition a financé le soutien des Chiites contre les Sunnites. Et la Turquie qui vient de joindre la coalition s’oppose pourtant aux Kurdes et serait seule prête à intervenir au sol. Les mystères du Moyen-Orient … Au moins cette union de façade devant le monstre fait-elle prendre conscience de la bête immonde créée aux financeurs. Pour eux aussi, c’est la dèche.

Car peut-on détruire Daech ? Non. Economiquement, un large territoire de 8 millions de personnes avec puits de pétrole et raffineries artisanales trouvera toujours des contrebandiers pour acheter à bas prix des produits revendus à forte marge. Militairement, les 20.000 combattants, comme à Gaza, se fondent dans la population, enterrent leurs armes, en fabriquent de nouvelles et la première frappe avec victimes collatérales sera une condamnation de la coalition qualifiée alors d’aveugle. C’est la dèche. Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse. .

samedi 6 décembre 2014

Chronique de la Tribune du 1er décembre 2014 Médecine : du signal faible au signal cher

Chaque semaine depuis 2013, je publie dans wwww.latribune.fr une chronique. En voici le lien direct http://www.latribune.fr/blogs/signa... . Le texte de la chronique publié peut avoir quelques différences avec le texte transmis.

Médecine : du signal faible au signal cher

Dans La Tribune du 10 janvier, je rappelais mon signal faible de 2009 : il ne faudra pas être malade en France entre 2015 et 2025. Je détaillais trois erreurs essentielles de la DREES (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) : sous-estimation de la féminisation, du salariat et des nouvelles pratiques des jeunes médecins se regroupant. Il faut 9 à 10.000 nouveaux médecins par an et non 7.400. En janvier, j’émettais l’hypothèse d’un paradoxe fort : l’opportunité unique de développement de la télémédecine.

La télémédecine réussit ponctuellement (à Troyes autour du centre hospitalier, dans le Var avec une cabine de télédiagnostic) et la France a été initiatrice en 2010. Mais elle étouffe par la réglementation dont les ARS sont le bras armé dans une logique pré-numérique. Il parait que la télémédecine prend son envol, on espérerait plutôt qu’elle vole.

Or la télémédecine devrait faire économiser de l’argent. Le rapport Lemoine remis en novembre propose une quinzaine de mesures pour la transformation numérique de la santé comme le parcours 100% numérique : rendez-vous, ordonnance, paiement, résultats d’analyses. Eh oui ! Ce n’est pas encore le cas … Selon le rapport, en France, entre 925 euros et 12 035 euros par patient et par an pourraient être économisés par le seul déploiement de la télémédecine sur le diabète, l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance rénale et l’hypertension artérielle.

Le cabinet Jalma a rendu en novembre une étude concluant que « le vrai problème de l’accès aux soins, ce ne sont pas les dépassements d’honoraires mais le temps d’attente ». En deux ans, les délais d’attentes pour un rendez-vous se sont allongés de manière significative chez les spécialistes, comme chez les généralistes. Or l’allongement des délais coûte cher, le patient va aux urgences de l’hôpital et consulte pour plusieurs centaines d’euros contre quelques dizaines chez le médecin de ville. Dès lors, on comprend que le signal faible de 2009 devient un signal cher en 2014. Et ce n’est pas fini ! En septembre, les projections de la CARMF ont confirmé que l’embellie serait pour 2025. En attendant, les médecins cherchent à améliorer leurs revenus dont la consultation de base est faible en se spécialisant dans une médecine plus lucrative, un quart des nouveaux médecins inscrits ont obtenu leur diplôme à l’étranger et les médecins retraités actifs sont passés de 2.750 en 2007 à près de 13.000 en 2014. Il parait que Marisol Touraine va améliorer tout cela en généralisant le tiers payant. Signal fort ! Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

vendredi 21 novembre 2014

Chronique de la Tribune du 16 avril 2014

Chaque semaine depuis 2013, je publie dans wwww.latribune.fr une chronique. En voici le lien direct http://www.latribune.fr/blogs/signa... . Le texte de la chronique publié peut avoir quelques différences avec le texte transmis.

Une source d’émetteurs de signaux faibles

L’une des principales sources de signaux faibles est la finance. Investir – ou désinvestir – demande un pari sur le futur. Et dans cette chronique, il ne s’agit pas de futur à 6 jours ou 6 semaines, mais à 6 ans ou 16 ans. Ces mouvements se lisent dans les placements et les retraits d’investisseurs.

Les investisseurs extérieurs sont à la recherche de placements profitables. Ainsi le fonds Berkshire Hathaway de Warren Buffet investit essentiellement dans des activités industrielles « fondamentales » que le sage d’Omaha « comprend sans explications sophistiquées ». Ainsi Preussag (sidérurgiste allemand) quitte l’industrie lourde en 1997 pour devenir TUI en 2002, l’un des grands du tourisme mondial.

Plus proche de nous, PPR – issu du bois - s’est séparé successivement de ses activités de distribution à moindre marge (CFAO, le Printemps, Conforama, la FNAC, Redcats - la Redoute – cédée ces jours-ci) pour se renforcer dans le luxe (récemment l’horlogerie-joaillerie) et dans le « sport et mode de vie » (Puma, Volcom). La marge de quelques pour cent a été remplacée par de la marge à 15, 25%, voire plus. PPR est devenu Kering. De franco-français, Kering est devenu mondial. Ces investisseurs ont des buts différents : placement à long terme, se séparer d’une industrie en perte de vitesse, dégager de la marge en industriel. Rien ne garantit le succès : TUI souffre du dynamisme d’Internet, Puma et Volcom n’ont pas tenu leurs promesses. Je recommande aux chercheurs de signaux faibles de suivre ces anticipateurs.

Les investisseurs intérieurs Depuis quelques années, les industriels sont en mutation profonde : par exemple la chimie. Deux des plus grands acteurs mondiaux de la chimie, DuPont et Dow Chemical vont se séparer en deux. La chimie traditionnelle, basique, avec ses produits vivement concurrencés et ses marges autour de 5% va être cédée au profit d’activités à marges autour de 20% et des produits protégés par des brevets comme les semences agricoles dont les OGM, et d’autres produits. Quant au chimiste belge Solvay, propriétaire de Rhodia depuis 2011, son principal axe d’investissements est la révolution des gaz de schistes. Ce sont des dizaines de sites de production qui sont concernés, des milliers d’emplois qui vont se créer, des confirmations de signaux faibles. Les positions françaises sur ces deux sujets – OGM et gaz de schistes - ne doivent pas faire perdre de vue que le monde peut tourner différemment. La France est – encore - premier exportateur mondial de semences devant les Etats-Unis ! Ses semenciers travaillent surtout hors de France.

Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

dimanche 9 novembre 2014

Chronique de la Tribune du 14 avril 2014

Chaque semaine depuis 2013, je publie dans wwww.latribune.fr une chronique. En voici le lien direct http://www.latribune.fr/blogs/signaux-faibles/20140414trib000825207/la-generation-alpha-est-deja-la-.html . Le texte de la chronique publié peut avoir quelques différences avec le texte transmis.

La génération alpha est déjà là

Dans La Tribune n°79 du 21 février, j’expliquais comment nous sommes passés de l’Anthropocène au Robotcène, de l’ère où l’homme a dominé la nature à l’ère où la machine est dans la complémentarité intime de l’homme. Plusieurs signaux faibles ont étayé cette thèse.

L’un des signaux les plus évidents et le changement de génération.



La génération regroupe les individus ayant vécu autour de leur vingt ans des événements fédérateurs. On parle de la génération « Libération » née entre 1920 et 1930 ayant eu environ vingt ans à la Libération, en 1944. Ils vivent alors un événement fédérateur. Les générations d’après-guerre ont un âge plus tardif (25 ans) et sont plus longues. La génération baby-boomer est née entre 1945 et 1955, élargie à 1960/65, elle vit le début des Trente Glorieuses et de l’emploi pour tous. Ce sont les « soixanthuitards » qui se caractérisent aujourd’hui par son entrée en temps de retraite. Puis il y a eu la génération crise, la génération X (1960/65-1975/80), la première génération confrontée au chômage de masse, coincée entre la génération des boomers et bousculée par la génération Y. La génération Y ou génération Erasmus (1975/80-1990/2000) est le plus grand choc générationnel de l’humanité : pour la première fois, les enfants apprennent à leurs parents à se servir de leurs outils quotidiens, téléphones puis smartphones, ordinateurs puis tablettes. En entrant sur le marché du travail, cette génération impose aux entreprises le BYOD, le Bring Your Own Device, car elle a dans sa poche des outils plus perfectionnés que ceux que l’entreprise propose. Pour la première fois les salariés imposent des outils aux entreprises.

La génération qui suit, née en 1990/2000, est la génération alpha. Cette génération nait avec le smartphone et la tablette. Selon Common Sense Media (société californienne), 10% des moins de 2 ans ont utilisé un smartphone en 2011, 38% en 2013 ! À Noël dernier, les cadeaux ont été – lorsqu’ils étaient disponibles – la tablette Storio, Furby et Flying Fairy. Cette génération parle le « Google ». Leur prothèse de lien (avec les amis, l’information, le commerce) est en main, la connaissance est à portée de clic. L’enseignement s’inverse : apprendre à la maison, faire les exercices avec les enseignants en classe. L’école 42 de Xavier Niel en est un prototype, les élèves s’auto évaluent.

La génération alpha est une rupture avec … le lycée Napoléonien. L’anthropocène est révolu. Le savoir est un acquis, place à la création, à l’imagination, à l’émotion, à l’intuition. La génération alpha est le début d’un nouveau temps. Je repars en plongée. Rendez-vous la semaine prochaine … pour démontrer l’inverse.

mardi 4 novembre 2014

L'homme n'est pas un algorithme

Depuis plusieurs années, je développe la fin de l'Anthropocène et l'entrée dans le Robotcène (en m'interrogeant récemment si ce n'est pas l'entrée dans le cyborgcène).

Reste que ma conviction est dans la puissance créatrice de l'homme, de son intuition (ce fameux excès de vitesse de la connaissance qui est en fait le reflet de son irrationnel), sa faculté d'aimer ... ou de détester, donc d'avoir des sentiments, de les exprimer, et de ne pas avoir de logique en cela. Oui, l'homme a ce que n'a pas la machine, la faculté d'être libre de penser ce qu'il veut et de lier ses pensées à son gré.

En cela, je clame haut et fort que l'homme n'est pas un algorithme !

Je reviendrai régulièrement sur ce thème qui va à l'inverse du sens actuel commun : la prééminence de la data, qu'elle soit big date ou pas big.

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